« Au diable les yeux verts »

Dans une tranquille bourgeoisie bretonne du début du XXe siècle, Margot Bruyère introduit une troublante dimension irrationnelle : sous le regard d'un serpent surnaturel, tandis qu'une cloche sonne sans raison, des femmes aux yeux verts d'hypnotiseur et à l'odeur envoûtante se transmettent un pouvoir à la fois dérisoire et décisif, celui de détruire le papier qu'elles touchent: l'encre pâlit, le message disparaît. Pour elles s'affronteront un prince russe maléfique et un honnête ingénieur en papeterie.

L'inspiration

Ma grand-mère paternelle, chez qui j'ai passé toute mon enfance, me parlait souvent de la vie qui avait été la sienne lorsqu'elle était arrivée, jeune mariée, à Quimper en 1902. Elle me racontait aussi tous les événements gais ou tristes, drôles ou dramatiques qui s'étaient succédé dans la grande maison familiale.

Ma grand-mère faisait souvent de la musique de chambre avec le prince Lepoukine qui habitait le château de Keriolet à Concarneau ; c'est chez lui qu'elle rencontra le prince Youssoupov, futur assassin de Raspoutine. Quand il venait à Quimper, le prince Youssoupov descendait à l'hôtel de l'Épée et remisait sa troïka et ses chevaux dans les écuries de l'hôtel. Quand il repartait, me racontait ma grand-mère, il sortait au grand galop de l'hôtel, faisait se cabrer les chevaux et les lançait à toute allure le long des quais vers le Cap Horn au grand effroi des populations. J'ai trouvé l'image magnifique et j'ai inventé un prince maléfique, dénommé Moussatov, qui donne à certaines femmes le pouvoir de détruire le papier.

Il en est résulté un roman historico-fantastique dans le Quimper de la Belle Époque.

Ce qu'ils en disent...

« J'ai découvert à travers ces pages une brillante romancière, maîtresse de son art, qui, avec un sens profond de l'humain, évoque le Quimper du siècle dernier avec une émouvante précision et un étonnant réalisme et, néanmoins, enjolive son récit de ce petit minimum d'irrationnel, de fantastique, qui lui confère un charme envoûtant. »
Yann Brékilien, Président de l'Association des Écrivains Bretons

« Toute l'âme celte est là certes, mais ce roman est aussi tout empreint d'un charme suranné, celui d'un temps révolu, d'une bourgeoisie de province que ne renierait pas Maupassant. Quimper en 1900, évoqué d'une plume alerte, légère et pétillante. Une plume Belle Époque en quelque sorte. »
Jean Failler

« Margot Bruyère trempe sa plume dans l'encre du mystère, de l'irrationnel. Laissez-vous donc tenter par le diable et par cette curieuse aventure qui vous entraînera aux frontières du réel. »
Le Républicain

« Un style limpide, des mots simples et des ambiances bien cadrées, Au Diable les yeux verts est un bouquin dans lequel on entre facilement. »
le Télégramme

« L'écriture est remarquable. On se laisse prendre. »
Le Progrès de Cornouaille

Au diable les yeux verts

Éditeur : Aléas
Année : 1992
ISBN : 2908016230
219 pages
Prix : 14,64 €

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