Chroniques du lundi

(Publiée le 3 décembre 2007 par Margot Bruyère)

Carpe diem

Dans sa correspondance, Goethe, qui vécut 67 ans ce qui était déjà un âge plus qu'honorable pour l'époque (1765-1832) parlait du temps qui passe en des termes si justes et si optimistes (mais oui!) que je ne résiste pas au plaisir de vous en citer un passage:

"Vivre longtemps veut dire le plus souvent survivre; nous survivons en effet à des êtres aimés, à des êtres détestés, à des indifférents, à des royaumes, à des capitales; nous survivons même à des forêts, à des arbres que nous avions semés et plantés dans notre jeunesse. Nous nous survivons à nous-mêmes, et notre reconnaissance est grande s'il vient à nous rester quelque qualité physique et morale. Nous nous résignons à ce caractère éphémère de la vie; pour peu que l'éternel de chaque instant nous demeure présent, nous ne souffrons pas de voir fuir le temps.
Retenons donc l'éternel de chaque instant, même si c'est plus facile à dire qu'à faire!


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 Carpe diem (Margot Bruyère, 03-12-2007)