Chroniques du lundi

(Publiée le 23 septembre 2009 par Margot Bruyère)

Le trou de la sécu

Le trou de la sécu

Le trou de la sécu atteint des profondeurs abyssales, paraît-il. Or, je relisais récemment "Le médecin malgré lui" de Molière qui me semble toujours d'actualité. En voici un court extrait qui se trouve dans la bouche de Sganarelle, brave bûcheron devenu médecin malgré lui:
"Je trouve que c'est le métier le meilleur de tous; car soit qu'on fasse bien, ou soit qu'on fasse mal, on est toujours payé de même sorte.[…] Les bévues ne sont point pour nous, et c'est toujours la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde; et jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué".

Il est certain que la médecine a fait des progrès depuis Molière, qui ont permis à l'espérance de vie de passer de 25 ans à 80 ans. Mais l'appât du gain me semble toujours être le même dans le monde médical qui, bien souvent, creuse lui-même allègrement le trou de la sécu. Heureusement, il existe aussi des médecins qui sont "d'une honnêteté, d'une discrétion la plus grande du monde".


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 Le trou de la sécu (Margot Bruyère, 23-09-2009)