Chroniques du lundi

(Publiée le 11 août 2013 par Margot Bruyère)

La trogne de la vérité

Rien n'est exaspérant comme les individus qui, avec une arrogante suffisance, assènent des vérités qui, à défaut d'être des certitudes, ne traduisent que leurs convictions.

Dans ses Essais, Montaigne en donne une définition si juste que, désormais, je serai plutôt encline à en sourire, qu'à m'en agacer. Car Montaigne, dans sa sagesse, "festoie et caresse la vérité en quelque main que je la trouve… pourvu qu'on n'y procède pas d'une trogne trop impérieusement magistrale".

Notez que, du temps de Montaigne, la "trogne" n'étais pas forcément celle d'un ivrogne. C'était plutôt un visage jovial et expressif.

Mais n'ai-je jamais, moi-même, présenté ce genre de trogne?


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 La trogne de la vérité (Margot Bruyère, 11-08-2013)